|
Chaque automne au Nord de l’Inde, en bordure de l’Himalaya, les dévots de BABAJI, venus des quatre coins du monde, se retrouvent à Chilianaula (près de Ranikhet) pour les fêtes de la Mère Divine. Les cérémonies qui rythment chaque journée sont une expérience unique. |
|
Photos : Purnananda - Navaratri octobre 1997
|
Au printemps, c’est à
Hairakhan (près de Haldwani), au pied du mont Kailash,
qu’ont lieu les cérémonies de Navaratri. |
|
|
|
|
|
|
|
Photos : Purnananda - Noël & Nouvel An 1999
|
Haldwani
est la grande ville la plus proche de Hairakhan. C’est là
qu’arrive le train de Delhi. |
|
|
|
|
|
|
|
|
Hairakhan : les 9 Temples (à gauche) et l’ashram (à droite) |
|
Photos : Purnananda - Noël & Nouvel An 1999
Cet espace vous est réservé pour tout témoignage d’une expérience liée à Babaji, ou à un voyage dans un de Ses ashrams. Envoyez vos textes à :
Philippe - Décembre 1999, Hairakhan.
Une nuit, je suis réveillé par un bruit qui résonne longtemps dans ma tête. J’ai en même temps la sensation d’avoir reçu un coup sur le front, comme si quelqu’un m’avait frappé avec ses doigts au niveau du troisième œil. Je me redresse et allume la lumière, persuadé que quelqu’un est dans la chambre. Évidemment il n’y a personne. Je me dis : « tu as rêvé, ce n’est rien ». Pourtant il y a ce bruit qui résonne encore dans ma tête et cette sensation d’un choc sur mon front qui ne s’efface pas. Il n’a pas été violent mais assez fort quand même. Je repense aux histoires de Castaneda avec Don Juan qui lui donne des grandes tapes dans le dos pour le faire passer d’un état de conscience à un autre. Je me dis que, bien que Babaji ne soit plus présent physiquement dans ce lieu, il s’y passe toujours des choses étonnantes. Ma compagne ne s’est pas réveillée et je préfère la laisser dormir (les nuits sont courtes à l’ashram), mais je suis impatient de lui raconter mon « rêve ».
Le matin suivant, revenant d’une promenade le long du Gautama Ganga, nous croisons un sâdhu qui, en nous voyant, se dirige résolument vers nous en nous adressant la parole. Ne comprenant pas un mot de hindi nous nous arrêtons pour essayer de comprendre ce qu’il nous veut. Celui-ci s’approche de moi et, avant que j’aie pu faire ou dire quoi que ce soit, il me pince la peau du front en la tordant avec ses doigts et me frappe avec ses doigts, exactement au même endroit que dans mon « rêve », tout en récitant des mantras. Je n’en reviens pas, la sensation est exactement la même que la nuit précédente et, là, je ne rêve pas. Ensuite il se dirige vers ma compagne et lui fait la même chose, puis il disparaît aussi vite qu’il était arrivé. Nous nous regardons, ébahis, je n’ai plus besoin d’essayer d’expliquer ce que j’ai ressenti cette nuit, nous partageons cette « présence » de Babaji.
***
M.
Lorsque j’avais dix ans, et qu’on m’enseignait l’histoire de Jésus, j’étais très attristée par le fait que certaines personnes n’aient pas reconnu qui était Jésus ou même, L’avaient fait crucifier. J’ignorais ce qui faisait qu’on était à même de reconnaître Jésus et je me demandais si, dans les mêmes circonstances, j’aurais été capable de Le reconnaître. Je demandais donc à Dieu dans mes prières de faire en sorte que, s’Il venait sur terre ou s’Il envoyait quelqu’un comme Jésus, qu’il me soit donné de reconnaître cet être.
Bien des années plus tard, je fréquentais régulièrement une librairie ésotérique, achetant souvent des livres sur le yoga. Un jour, la libraire me dit qu’elle avait un livre qui devrait m’intéresser : c’était « L’autobiographie d’un Yogi ». Elle n’intervenait habituellement jamais dans mes choix et ne me conseillait jamais. Je regardai le livre, mais la couverture ne me plaisait pas du tout avec ce mélange de gros plan d’une partie du visage de Paramahansa Yogananda en noir et blanc et de couleur orange. Je décidai de ne pas le prendre.
En tant
que cliente régulière, j’eus l’occasion de revenir dans la boutique,
et de nouveau, la libraire me conseilla ce livre, m’assurant qu’il était
très bien, qu’elle était sûre qu’il me plairait, etc... Je le
regardai de nouveau, le feuilletai, mais non, je n’arrivai pas à l’acheter...
Un autre jour encore, je retournai dans cette librairie, et voilà
de nouveau cette femme qui insiste, qui me conseille de prendre cet ouvrage,
qu’elle est sûre qu’il m’intéresserait
Cette
fois, je me dis qu’il y a quelque chose. Cette femme ne me conseillait
jamais rien et de toute façon n’aurait pas insisté. Alors
pour une fois, malgré mes doutes et mes résistances, je décidai de lui
faire confiance
J’achetai le livre, le dévorai
et l’adorai.
Je l’ai relu immédiatement une seconde fois dans la foulée. Et bien
sûr, je fus très touchée par Babaji, le Yogi-Christ, tellement touchée
de savoir qu’un tel être était là, en ce moment même sur Terre.
J’avais tellement envie de le
connaître. Mais j’avais aussi la pensée que jamais je ne pourrai
le rencontrer. Qui étais-je, moi, pour le rencontrer ? Il me semblait
tellement loin, non seulement physiquement, mais surtout de ce que j’étais.
Des milliers, peut-être des millions de personnes étaient plus dignes
que moi de le rencontrer.
Je classai donc Babaji dans les rêves merveilleux, inaccessibles et d’une
certaine manière donc, à oublier
Je ne retournai que bien plus tard dans la librairie et elle me demanda immédiatement si le livre m’avait plu. Oui, bien sûr ! Et en parlant, elle prit un exemplaire de « L’autobiographie d’un yogi », me montrant l’image de Babaji, et en me disant : « Je médite tous les jours devant Lui, quel être merveilleux, etc ». Oui, oui, je pensai, merveilleux, mais tellement loin de moi Et je ne relevai pas ce signe de plus.
Quelques années plus tard, je tombai sur un livre de Leonard Orr et il y était question de Babaji. Et là immédiatement, sans l’ombre d’un doute, j’ai su que c’était le même Babaji. Et dans le livre que je lisais, Leonard parlait de Babaji au présent, et là ce fut la tempête dans ma tête et dans mon cur. Il était là, dans un corps. Que faire ? à la joie de savoir où Il se trouvait, s’ajoutait soudain une immense peur d’approcher Dieu, en quelque sorte. Quelques paragraphes plus loin, Leonard écrivait que Babaji avait quitté son corps en 1984. Encore une fois, ce n’était pas pour moi et je devais oublier
Au gré de rencontres, je fus par la suite invitée à une cérémonie, l’aarti, célébrée pour l’anniversaire du Samadhi de Babaji. J’eus tout de suite envie de m’y rendre. En même temps, j’appréhendais un peu, car les seules cérémonies religieuses que je connaissais étaient les messes avec les sermons que je ressentais souvent comme moralisateurs. J’y allai tout de même et là je tombai « sous le charme » de Babaji, des chants, et de cette offrande de la lumière, de l’eau, de l’air, de la terre, et de l’éther. J’y retournai ensuite chaque fois que c’était possible et me rendis par la suite également en Inde, dans les ashrams de Babaji
Et c’est ainsi que tout a commencé. J’ai aujourd’hui tellement de gratitude pour Babaji de m’avoir amenée à lui et je considère cela comme un véritable privilège et une bénédiction. J’ai la sensation qu’aujourd’hui encore il m’attire à Lui de plus en plus, comme un Aimant, me faisant sentir chaque jour plus proche de Lui et faisant chaque jour grandir un peu plus mon amour pour Lui Merci Dieu d’avoir exaucé ma prière !
***
|